Des revers financiers, une séparation qui coûte cher, la perte d’un emploi ou simplement un moment difficile, les chemins qui mènent à une proposition de consommateur ou à une faillite sont multiples. Après un tel passage, tout le monde le sait, décrocher un crédit devient un parcours semé d’obstacles. Pourtant, acheter une maison après avoir traversé une proposition de consommateur ou une faillite n’est pas un mirage. Si votre situation s’est redressée, que vous prenez les devants et savez où poser le pied, l’accession à la propriété reste possible. Voici comment s’y prendre, étape par étape, pour remettre votre crédit sur les rails et convaincre une institution de vous prêter à nouveau.
Récupérer son équilibre financier : mode d’emploi
Repartir sur de bonnes bases exige d’agir vite après la « release ». Généralement, il faut compter deux ans de reconstruction de crédit avant de retenter l’aventure immobilière. Certaines institutions, plus souples, acceptent parfois de financer après seulement douze mois si le dossier a été rigoureusement assaini et si l’apport est conséquent, autour de 20 % d’acompte. Avec 25 % d’apport, les portes peuvent s’ouvrir encore plus tôt.
Un exemple : des clients recalés par leur banque car leur faillite datait de moins de deux ans. Ayant réussi à rassembler un apport solide et ayant déjà rétabli leur crédit, ils ont pu obtenir un prêt auprès d’un autre établissement qui a accepté d’étudier leur dossier.
Remettre son crédit à flot : quelles démarches ?
Pour restaurer votre crédit, deux nouvelles sources de crédit sont nécessaires. Il ne suffit pas de conserver un vieux prêt : il s’agit de lignes de crédit, cartes bancaires, prêts personnels… Idéalement, l’une de ces deux sources doit être un prêt à terme, c’est-à-dire un crédit avec des remboursements réguliers sur une durée déterminée. Attention, un financement de véhicule mis en place pendant la faillite ne compte pas dans ces deux sources.
Obtenir du crédit après une proposition de consommateur ou une faillite n’est pas évident. Pourtant, il faut repartir de zéro pour regagner des points. Par où commencer ? Le plus simple : obtenir une carte de crédit sécurisée. Pour en trouver une, tapez « approbation de carte de crédit garantie » sur Google, ou cliquez ici. Ces cartes demandent souvent un dépôt et des frais annuels d’environ 60 $. L’approbation est automatique, ce qui en fait un excellent point de départ pour rebâtir votre dossier. Pour aller plus loin, cet article détaille comment gérer au mieux votre solde et améliorer rapidement votre score.
La carte de crédit ne suffit pas. Il est également judicieux d’avoir un prêt à terme (sur 12 mois minimum). Une stratégie souvent efficace consiste à solliciter à votre banque (autre que celle liée à votre dossier précédent) un prêt REER de 1 000 $, remboursable mensuellement sur un an. Ce double mouvement, prêt et placement, rassure la banque et augmente vos chances d’acceptation malgré votre historique, tout en vous permettant de constituer un apport supplémentaire pour votre premier achat via le régime HBP.
Une transparence totale avec votre banquier est de mise. Inutile de cacher votre passé de proposition ou de faillite : l’organisme le saura tôt ou tard. Certains établissements sont inflexibles avec les dossiers marqués. Votre interlocuteur connaît les règles de sa banque ; il saura vous dire si votre profil peut passer avant de lancer une enquête de crédit. Si la réponse risque d’être négative, inutile de multiplier les demandes, cela ne ferait qu’alourdir artificiellement votre dossier.
Maîtriser son pointage de crédit
S’atteler à améliorer sa cote de crédit, c’est bien, mais la plupart des gens ne consultent pas vraiment leur rapport, ce qui rend l’objectif flou. Se donner des repères chiffrés aide à mesurer les progrès. Connaître votre score permet aussi d’éviter les erreurs ou mouvements suspects sur votre dossier. Vous pouvez obtenir votre score en contactant Equifax, mais le rapport offert gratuitement est sommaire. Des services payants offrent un accès plus détaillé. Il existe également des plateformes qui permettent de suivre gratuitement son dossier et d’obtenir des mises à jour mensuelles. Personnellement, j’utilise et recommande Borrowell #LienPromotionnel : c’est gratuit, l’accès au dossier de crédit est immédiat, mais le site est uniquement en anglais. Attendez-vous à recevoir quelques courriels hebdomadaires, que rien ne vous oblige à ouvrir. Après plus d’un an d’utilisation, je n’ai rien à redire : c’est vraiment utile.
À éviter : les prêts à paiement rapide
Un conseil : fuyez les offres de prêts automobiles « accepté peu importe le dossier » chez certains concessionnaires. Si le crédit auto peut certes aider à reconstruire un historique, le taux d’intérêt exorbitant plombe vos finances. Résultat : un taux d’endettement qui grimpe en flèche, ce qui complique l’obtention d’un prêt hypothécaire par la suite. Et avec des mensualités importantes, constituer un apport devient mission impossible.
Même logique pour les mini-prêts « express » de 500 à 1 000 $ : ils coûtent cher, et n’apparaissent même pas dans votre historique bancaire.
L’apport personnel : viser haut
Un apport solide pèse lourd dans la balance. Dans l’idéal, prévoyez au moins 10 % du montant du bien. Parfois, si votre dossier a été parfaitement redressé et que votre situation est irréprochable, certains établissements acceptent un apport de 5 %. Tout dépend de la qualité de votre profil.
Acheter avec un co-emprunteur : une option à considérer
Ce n’est pas une obligation, mais s’entourer d’un co-emprunteur fiable, c’est mettre toutes les chances de son côté. Si votre conjoint affiche un bon crédit et une situation stable, cela peut faciliter l’obtention du prêt. Toutefois, même accompagné, il reste nécessaire d’avoir commencé à rebâtir votre crédit.
À quoi s’attendre côté taux ?
Difficile de généraliser. Plus votre crédit est assaini et plus votre apport est conséquent, plus les conditions proposées seront favorables. Avec un dossier bien remonté, vous pouvez accéder aux meilleurs taux du marché. Mais, lors d’un retour après faillite, décrocher le prêt prime parfois sur la recherche du tarif le plus bas.
Se faire accompagner par un courtier en prêts hypothécaires
Dans ce contexte, un courtier en hypothèques devient un allié précieux. Son atout : il dispose d’un large réseau de prêteurs, chacun ayant ses propres règles en matière d’ex-faillite. Il saura vous orienter, optimiser votre dossier et vous guider sur les établissements à solliciter. L’enjeu : maximiser vos chances et simplifier vos démarches.
La route vers la propriété après une faillite ou une proposition de consommateur n’est pas rectiligne, mais elle reste ouverte. Avec méthode, patience et un accompagnement avisé, la clé de votre futur chez-vous n’est jamais hors de portée.


